envie de me faire

mercredi 7 mai 2008

un ciné





pour faire suite à l'article de l'emmerdeuse

et je me rends compte que je dois être hyper obsessionnelle car l'idée de faire une liste m'enchante

et j'adore les listes ou bien je n'ai pas trop envie de bosser ?

les mêmes :
Little Big Man (vu et revu et revu : quel bonheur)
Miracle en Alabama (hyper marquant, remuant, troublant) qui me fait penser à Family life que j'ai adoré si je peux dire et ladybird, ladybird
Bound (on a eu tt de suite eu envie de faire du ciné elle et moi après)
Tootsie (génial)
Fire (très beau)
Maurice : j'étais toute jeune, je l'avais emprunté à un ami de mes parents (tiens ?), waouoh
Le Père Noël est une ordure : répliques apprises par coeur car (restez assis) je l'ai joué
Furyo : ah bowie !
When night is falling : déçue évidemment à la revoyure mais bon un tournant quand meme
woody woody et woody : oui
et que j'adore aussi


out of africa : me fait toujours autant rêver


la chatte sur un toit brulant (la beauté de paul newman ses yeux brillants d'alcool whaou)


journal intime


trois couleurs : bleu, blanc, rouge


le patient anglais : ah Kristin Scott Thomas


Certains l’aiment chaud


cours lola, cours


peau d'ane (je ne savais pas que tu m'aimais)


Dirty Dancing : quoi ?


la vie devant soi


tous les films avec Romy


fenêtre sur cour


Éternité et un jour : je ne sais pas pourquoi on n'a pas plus entendu parlé de ce film génial


a l'est d'edent, la fureur de vivre et geant (james dean mon géant !)


In the Mood for Love


Un tramway nommé désir


L.A. Confidential


Attame, Matador, Talons aiguilles, la fleur de mon secret : les derniers j'aime bcp moins
Sexe, mensonges et vidéo

les roseaux sauvages, ma saison préférée
jeux interdits

le vieux fusil
trois hommes et un couffin

Wallace et Gromit


L'Insoutenable légèreté de l'être
le tambour : ça me fait encore un peu peur quand je le vois aujourd'hui

to be or not to be
mon oncle

la petite voleuse et l'effrontée

mort à venise

le nom de la rose

amadeus

trop belle pour toi : que j'adoré ado mais moins aimé plus "vieille" mais tellement vu que je le mets dans ma liste et pour shubert aussi

la leçon de piano
le dernier empereur

camille claudel

les ripoux : et philippe noiret que j'aime tant

rain man : même si ça m'énerve de citer un film avec ce c*** de tom cruise

west side story : maria maria

plein soleil

à bout de souffle : ah jean seberg



* les derniers cultes
Le Secret de Brokeback Mountain
mulholland drive : mon prochain chat je l'appelle silencio
Libero : j'y pense régulièrement, ça revient et ça m'émeut et j'ai envie de le revoir tiens
de l'autre coté : j'adore
la vie des autres : poignant
lost in translation
la vie est belle
les invasions barbares

s'accoupler sur un fil

mardi 6 mai 2008

j'ai toujours l'impression d'être sur un fil
vivre à 2 et s'aimer, nombreux semblent rapporter que cela ne dure pas
et là ça pique et ça fait mal à mon coté fleur bleue rêveuse
pourtant ma meuf et moi on s'est draguées, et plues, à grands coups de (pelles) "la fidélité ça ne veut rien dire" "l'amour ne dure pas" " le sexe et l'amour peuvent très bien menés leur vie respectivement"
des années et des années et des années plus tard, bien plus raisonnées (ou raisonnables?) mais folles nous sommes "assez" jalouses, très unies et amoureuses
mais je me demandais si en fait on avait pas su canaliser la bonne jalousie
qu'est-ce que serait cette bonne jalousie, bonne dans le sens pas dévastatrice, destructrice
car je pense que la jalousie est nécessaire, non ?
je m'explique
nous sommes deux femmes assez autonomes au fond de nous et avec une grande soif de liberté.
pourtant nous vivons depuis le début ensemble (appart > marmot > maison)
la bonne jalousie serait peut etre la jalousie du cul ?
c'est à dire que par exemple j'ai assez la chair de poule et le pouls qui s'accélère lorsque j'imagine une ou un autre avec ma chérie pourtant cela ne m'obsède pas
même si je la trouve à tomber par terre
(aie)
j'aime sa liberté aussi, j'aime aussi son monde
en fait je crois que l'équilibre hyper dur à tenir, ce fil
c'est de pouvoir s'aimer, tenir à l'autre plus qu'à tout, faire un tout (je me souviens avec une émotion intense le moment où quand j'ai dit ma famille, je n'évoquais mes parents, frères et soeur, etc mais ma chérie et mon fils. ça m'a pris par surprise)
tout en gardant très vivant la nécessité d'être l'une avec l'autre et non mêlées emmélées
comment s'unir si nous ne sommes pas distinctes ?

la mer

mercredi 23 avril 2008

demain départ pour la mer

mec à lesbienne ?

lundi 21 avril 2008

je me demande si dans une autre vie je n'aurais pas pu être, ou rêvée être, une fille à pd entre 13 et 24 ans.
je me demande si on peut être une lesbienne à pd avec tous les côtés chiants
je me demande si je ne connais pas des mecs à lesbiennes
_____
mais ils sont pd

derrière toi

vendredi 18 avril 2008

tu vois je comprends
ce drole de sentiment de s'étouffer et de se taire
de pouvoir s'étouffer par la parole
et quand on n'en peut plus
assoiffées
et juste à ce moment là
la violence
la violence de ta main sur mes doigts

je crois que je suis tombée

file d'attente

mardi 15 avril 2008

elle était juste devant moi et je ne savais pas encore qu'elle s'appelait Audrey
il fait chaud et on attend debout
sourires débiles échangés
cela fait partie de ces rencontres qui nous échauffent, qui nous agitent et qui nous étonnent
je suis génée et je rougis quand elle me regarde
ces échanges si fragiles qu'on passe son temps à se dire "mais enfin je suis ridicule, il n'y a rien de spécial" à "oulala, là c'est un signe, y'a pas de doute"
elle tient la porte avec son pied, puis enlève son pull et évidemment je ne regarde pas son ventre au moment où elle a son pull sur le visage
sourires débiles échangés
je retiens la porte
sourires débiles échangés
c'est à son tour, j'écoute sans discrétion toutes les informations personnelles qu'elle énonce à la secrétaire
il n'y a pas une seule place libre dans le couloir-salle d'attente
elle s'agenouille, reprend son livre
sourires débiles échangés
je reste debout en face immobile
une chaise se libère, elle s'assoit
sourires débiles échangés
une autre chaise se libère
j'avance pour m'assoir près d'elle, mais visiblement que dans ma tête car je ne bouge pas d'un mm et un jeune homme s'assoit
sourires débiles échangés
en ressortant de mon rdv, je regarde mécaniquement par la fenêtre qui donne sur la rue
il me semble reconnaître ses cheveux courts frisés
je sors
elle est là devant la porte au soleil
sourires débiles échangés
je réfléchis 37 secondes et non 1min12
et je suis déjà au bout de la rue

un coup sur la tête

lundi 14 avril 2008

un coup sur la tête et la tête creuse et la tête morte
M qui me touche de sa blessure et de son âme
je ne savais pas qu'elle était si forte, si solide
elle est là pour les autres, elle soutient
je les regarde tous, les siens, sa race, sa famille
ce village inconnu qui enterre pourtant les siens
mon amour, ma vie, que je crois connaître par cœur et qui par sa pudeur et ses secrets tamise au fond d'elle-même les siens
je l'ai vu trembler pour celle qui perdait sa mère perdue
je l'ai regardée elle qui ne les reconnaissait plus mais qui s'abandonnait pourtant pour une seule main tendue et ouverte
mon ange effarouchée portant les siens pour des minutes lourdes
j'ai pu pour une fois ne pas me forcer à écouter les mots saints en cette petite église
oui, je n'avais moi rien peur de laisser perdre
je disais à B ce matin que j'avais hésité à venir, que je n'étais pas sûre qu'elle veuille que je vienne, que je ne voulais pas m'imposer, qu'il ne s'agissait pas de moi
mais j'ai senti que nous c'était nous, que M ne me dirait jamais ce que j'avais à faire, que c'est notre équilibre, qu'elle me connaît présente et parfois imposante
qu'elle a besoin de moi identique à moi
et que j'étais venue pour qu'elle puisse, d'un léger mouvement de tête, de son regard embué de larmes, trouver le mien "je suis là", et ses doigts chauds entremêlés aux miens.

je me suis dit des choses idiotes "comment est-elle si belle ?" "pourquoi sont-ils si pauvres ?" "qui est mort ?" "qui est-là?" "que cache-t-on ?" "mon fils a ça dans le sang ?"le retour en voiture est tout doux, il y a du soleil

pour une fois nous allons toutes les deux chercher A
"il prend nos mains à toutes les deux, une vague de bonheur circule tout le trajet ryhtmée par "1, 2, 3 et hop !"